KauffmannJohn Kauffmann

Je n’ai pas été élevé dans un foyer chrétien : mes parents étaient catholiques non pratiquants.
J’ai fondé un foyer et au bout de dix mois, le problème est arrivé : ma femme attendait un heureux évènement et nous étions contents, mais un jour en rentrant de mon travail, j’appris que ma femme avait été hospitalisée.
Lorsque je suis arrivé à l’hôpital, elle avait le côté gauche paralysé.
C’était comme si le ciel me tombait sur la tête, de plus les médecins me disaient : ici à Saint-Dizier, on ne peut rien faire, il faut la transporter à Reims en hélicoptère.
Après plusieurs examens, on a diagnostiqué que ma femme avait un angiome sur une veine du cerveau, ce qui provoquait la paralysie.
Après la première opération, ma fille est venue au monde, mais avec beaucoup de problèmes : le cœur trop faible, alimentée par une sonde, en couveuse sans que nous puissions la prendre dans nos bras, et en plus il lui fallait une transfusion de sang.
J’avais tellement peur des maladies qui peuvent circuler dans le sang que j’ai refusé cette transfusion.
Je disais aux médecins de prendre mon sang, mais ils ne pouvaient pas.
Le désespoir était sur moi, mais je me suis souvenu que ma femme était chrétienne et qu’elle me parlait de la puissance de Jésus-Christ.
Je me trouvais dans une ville où je ne connaissais personne, mais je me suis souvenu que sur la place désignée, il y avait des chrétiens et un Serviteur de Dieu. Il est venu prier pour ma fille, et le Seigneur a répondu à cette prière : ma fille est sortie de couveuse, elle n’avait plus besoin de sang ni de sonde alimentaire, et trois jours plus tard elle buvait son biberon normalement.
Ma femme devait subir une autre opération très lourde qui devait durer plus de dix heures. Pendant quinze jours, les médecins ne se prononçaient pas, elle était entre la vie et la mort. Le Serviteur est revenu et il a pu entrer dans le service médical afin de prier pour elle.
Le lendemain, ma femme devait encore subir une opération qui devait être très longue, mais celle-ci n’a duré que trois heures.
Le chirurgien était confondu, il m’a dit : lors de la première opération tout était détruit, et là tout se remet en place. Ma femme qui était alors âgée de 17 ans n’a fait que 31 jours d’hospitalisation, alors qu’elle aurait dû en faire plusieurs mois.
J’avais fait la promesse à Dieu que si ma femme était guérie, je me ferais baptiser, ce que j’ai fait. Mais être baptisé ne veut pas dire être un chrétien, et j’ai continué ma vie d’auparavant : boisson, tabac, sorties et bagarres dans mon foyer. Un soir je me trouvais à Strasbourg, j’étais las de cette vie, mais j’ai rencontré le Seigneur, j’ai reconnu mon état de misère devant Dieu, je me suis humilié, je me suis tourné vers Lui et j’ai fait une prière que je n’oublierai jamais : Seigneur, je sais que Tu es vivant, viens à mon secoure, ne permets pas que je retourne vers les choses du monde. Il est écrit que lorsqu’un malheureux crie, Tu l’entends, alors viens à mon secours.
Le lendemain matin à mon réveil, j’ai compris ce qu’était la nouvelle naissance.
Aujourd’hui bien des années plus tard, je suis à l’Ecole Biblique et je rends toute la gloire à mon Dieu.