Témoignage de Chriss Campion

C’était le 18 février 2011, j’étais au volant de ma voiture à Perpignan quand j’ai ressenti une douleur intenable au niveau du ventre, j’ai vite roulé jusqu’aux urgences de l’hôpital et ils m’ont immédiatement mis sur un brancard avant que je m’évanouisse.
J’étais en train de faire une pancréatite aigue.
Après plusieurs heures d’attente dans un box, sous morphine, on m’a pris au bloc pour me poser un cathéter afin de me faire les soins nécessaires.

Les douleurs étaient semblables à des coups de couteaux qui vous transpercent le ventre, puis le dos, puis le ventre et encore le dos, sans jamais s’arrêter, jour et nuit. Je suis resté à l’hôpital de Perpignan pendant un mois, sans manger ni boire car tel était le traitement.

Les médecins sont venus me voir dans ma chambre pour m’annoncer qu’ils ne pouvaient plus rien faire pour moi dans cet hôpital et on m’a transféré à Paris.
Je suis passé au bloc opératoire car j’avais un kyste de trente centimètres, plus gros qu’un ballon de football, qui avait pris place dans mon ventre : on a réussi à le drainer, mais le cœur, les poumons, les reins, le foie et les intestins avaient été touchés par ce kyste.
J’ai passé des dizaines de fois au bloc puis en réanimation, et on me remettait ensuite dans ma chambre.
Quatre mois plus tard, les médecins sont venus me voir dans ma chambre pour me dire qu’ici on ne pouvait plus rien pour moi, on m’a dirigé vers un autre hôpital à Paris dont on disait que c’était le meilleur en France pour ce genre de cas.
Quand j’y suis arrivé, ça faisait cinq mois que j’étais hospitalisé, toujours sans manger et sans boire, j’avais déjà perdu une vingtaine de kilos.
On me bourrait de calmants pour les douleurs, on essayait de m’alimenter avec des sondes, on a aussi essayé de me faire plusieurs opérations pour trouver une solution pour que je puisse manger ou simplement boire un verre d’eau, mais sans résultat.
Ensuite, les cathéters qu’on a posés se sont infectés, j’ai attrapé un staphylocoque.
Mon père avait trouvé un médecin en Belgique qui proposait un traitement long mais efficace selon lui.
J’ai donc commencé ce traitement, quand un jour le médecin de Paris me dit : « Si vous étiez mon fils, je tenterais une opération, un peu délicate dans votre cas, mais je le ferais ».

Le médecin belge affirmait à mon père : « Si ce garçon était mon fils, je ne le toucherais pas. » A ce moment-là, j’étais devant un grand problème, ça faisait neuf mois que j’étais hospitalisé, j’avais perdu 45 kilos et les deux grands médecins n’étaient pas d’accord entre eux.

Mais mon foyer appartenait à Dieu et un matin, le Seigneur a saisi ma femme et lui a parlé !

Elle est venue vite me voir dans ma chambre d’hôpital et elle m’a dit : « Dieu m’a montré qu’il fallait qu’on Le prie, et qu’on Le recherche Lui en priorité ! »

Pendant quelques minutes, j’ai été en colère contre Dieu et je me suis mis à pleurer en disant : « Je prie depuis neuf mois et Il ne fait rien ! »

Je suis rentré en moi-même et j’ai réalisé qu’un jour je comptais sur Dieu et que le lendemain je comptais sur les docteurs alors que c’est sur Dieu que je devais compter chaque jour.

J’ai donc fait cette prière :
« Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu, et moi je T’aime Seigneur, alors si Tu veux me prendre prends- moi, mais si je dois vivre sors-moi de là ! »

J’ai alors appelé ma famille et les médecins et j’ai décidé de passer par l’opération.
Quinze jours plus tard, j’étais chez moi, j’ai recommencé à manger et à boire, je sortais au début juste pour aller à la réunion.
Un mois plus tard, mon père a invité les médecins à manger pour les remercier et vers 23heures, le docteur me regarda et dit : « Je dois partir me coucher car demain j’opère un joueur de foot. »

Il me précisa : « J’ai sa carrière et son avenir entre mes mains. »
Dieu a parlé à mon cœur et m’a dit : « Si aujourd’hui tu es là, c’est parce que ton avenir tu l’as mis entre mes mains. »
Quelle grâce et quel privilège quand c’est Dieu qui tient notre avenir dans Ses mains !